Travail des enfants, le PPS veut sévir

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Le groupe parlementaire du progrès démocratique, relevant du Parti du progrès et du socialisme (PPS) à la première Chambre du parlement a déposé une proposition de loi incriminant le travail des enfants entre autres forme du commerce des êtres humains.

La commission de la justice au Parlement commencera la discussion de cette proposition ce mercredi 25 décembre. Mais que stipule ce projet ? En gros, le commerce des êtres humains est défini comme étant toute forme de pression, d’abus de pouvoir et de position de faiblesse pour séquestrer des êtres humains ou s’en servir à des fins diverses. Le travail des enfants de moins de dix huit ans est considéré également comme faisant partie du commerce des êtres humains. La proposition du PPS stipule que tout contrevenant est passible d’une peine de prison allant de cinq à dix ans et d’une amende de dix mille à cent mille dirhams.

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Dans le cas d’une organisation criminelle de commerce d’êtres humains, ses responsables verront leur peine d’emprisonnement aller de dix à vingt ans et l’amende de cent mille à un million de dirhams. Autant dire que le PPS veut frapper fort pour dissuader les éventuels trafiquants.

« La loi est claire, il est interdit de faire travailler des enfants de moins de dix huit ans », relève un membre PPS. Ajoutant que dans le temps il y avait des dérogations pour le travail des enfants de 16 ans, « mais le constat est alarmant, certains se servent des dérogations pour contourner la loi. Il faut donc sévir d’abord pour l’exemple», dit-il.

Conjugaison des efforts de tous

Il faut dire que le travail des enfants au Maroc est devenu un véritable problème de société. Contacté par Menara.ma, Omar Kindi, ancien syndicaliste UMT et président de l’association Al Insaf pour la réinsertion des petites bonnes, souligne que «le travail des enfants est un problème socio-économique dû essentiellement à la pauvreté et à l’existence d’une forte demande de la classe moyenne pour ce genre de main d’œuvre ».

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M. Kindi qui a pris part au Brésil, du 8 au 10 octobre 2013 à une conférence internationale sur le travail des enfants souligne que l’éradication de ce phénomène nécessite la conjugaison des efforts de tous les intervenants potentiels, avec une réelle implication de la société civile.

A titre d’exemple, «pour l’éradication du travail domestique des filles mineures, Al Insaf identifie ces petites filles et négocie avec leurs parents leur réinsertion en famille et leur retour à l’école moyennant un parrainage financier allant jusqu’à 300 DH par mois, en contrepartie d’un engagement d’assurer le suivi scolaire. »

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Quand on sait que ce sont pas moins de 400.000 enfants de moins de 15 ans qui quittent le système scolaire chaque année, on se dit que la situation n’est pas simple. « Avec presque 200000 enfants âgés de moins de 15 ans qui travaillaient dans notre pays dont la plupart d’entre eux sont des garçons, venant des zones rurales pour travailler en ville, la tâche n’est pas aisée », souligne un acteur associatif.

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